Présentation du projet Art pour la Pauvreté

Projet du chercheur en arts visuels JAM

http://www.michelboisvertrecherchesculpturale.com

 

Le projet de JAM consiste à donner 16 oeuvres créées dans la recherche sur la pauvreté avec des boites de conserve. Ce don est fait à la fondation du Musée des Beaux Arts de Montréal pour que celle-ci vende les oeuvres à ses donateurs et investisseurs et remette l'argent à des oeuvres de charité de Montréal.

JAM a eu un entretien avec monsieur Bastien de la fondation pour lui proposer son projet. Celui-ci en reconnaissant la validité du projet de JAM comme allant dans la direction de la fondation, a quand même refusé le don, alléguant que JAM comme artiste n'est pas reconnu par le musée et n'est pas admissible parce qu'un règlement de la fondation stipule que sont admit uniquement les projets des artistes reconnus par le musée et JAM ne fait pas partie des exposants au musée.

JAM a fait ses recherches sur ce point de refus et n'a pas trouvé dans les règlements de la fondation une telle règle. Monsieur Bastien a refusé le don pour une autre raison qu'il n'a pas voulu dire franchement lors de l'entretien qui est celle que JAM comme artiste défend sa vision culturelle de francophone et que le musée défend une vision culturelle anglophone.

D'après JAM, la raison du refus est que JAM est un artiste qui défend ses origines culturelles de souche canadienne française vivant au Québec par sa démarche artistique et que le musée est sous influence anglophone par les contributions monétaires faites au musée par les riches anglophones de Montréal et que cette culture ne veut pas qu'un artiste francophone puisse avoir accès à cet argent anglophone par le biais d'un projet qui implique la fondation du musée.

Pour comprendre l'idée derrière cette recherche sur la pauvreté avec la boite de conserve, JAM va vous amener ici dans sa tête de chercheur en art et vous allez suivre son parcours artistique qui va vous permettre de comprendre le projet.

Explication du projet de don d'oeuvres pour la pauvreté.

Premièrement pour identifier la pauvreté JAM invente un langage spécifiquement destiné à décrire la pauvreté sous forme sculpturale. Il choisit pour cette élaboration de la recherche un matériel métallique qui provient de la boite de conserve qui représente la pauvreté comme nourriture du peuple pauvre. Pour obtenir ce métal, il détruit l'architecture de la boite et recompose avec le matériel une oeuvre d'art qui par sa structure va définir un caractère contenu à l'intérieur de la pauvreté. Chaque oeuvre individuelle représente un caractère différent. La recherche a permis de produire 77 oeuvres. 16 de ces oeuvres ont reçu une couleur spécifique qui les caractérise comme faisant partie du projet de don à la fondation. Une première approche a été faite auprès de Caroline Andrieux de la Fonderie Darling pour recevoir son appui envers ce projet. Cet appui a pris la forme d'une démarche auprès de la directrice du musée des beaux-arts de Montréal de la part de Caroline, Nathalie Bondil à qui JAM avait demandé d'intervenir pour qu'elle appui le projet auprès de la fondation. Mme Bondil a été enchanté de participer à ce projet en sollicitant un entretien entre JAM et la fondation pour que JAM explique son projet. Le tout c'est fait dans un genre de franche camaraderie artistique envers un projet capable d'apporter à la pauvreté un apport financier considérable. Tout le monde impliqué dans ce projet étaient d'accord sur le bien fondé du projet. Même monsieur Bastien de la fondation du musée même s'il a refusé le don.

Ce que désire faire JAM avec son projet va au delà de cette première approche. Il doit y avoir une deuxième approche mais cette fois-ci, elle doit avoir des appuis plus costauds.
L'idée est excellente et elle doit aller de l'avant.

JAM entreprend donc en 2018, le deuxième volet de ce projet avec une sollicitation auprès des gens de la culture, de la finance, et de la politique, pour que tous ensemble nous arrivions à ouvrir ce blindage qui nous empêche d'avancer comme société.
Nous vivons tous à Montréal. Il y a 85 nations différentes à Montréal. Chacun défend ses origines de souche et tout le monde a raison de le faire. Ce n'est pas au niveau de nos différences que ça bloque. Nos différences culturelles n'ont rien à voir dans ce projet de l'art pour la pauvreté. Là où ça bloque et que nous ne comprenons pas c'est au niveau des intérêts que nous défendons.

Quels sont ces intérêts?

JAM avec son projet de don artistique pour aider les gens à sortir de la pauvreté défends les intérêts de l'art.
L'art a comme intérêt l'évolution de la pensée humaine.
Dans la pensée humaine il n'y a pas de territoire, il n'y a pas de barrière, il n'y a pas de prison, il n'y a pas de mur, il n'y a pas de différence entre les individus, il n'y a pas de nation, il n'y a pas de couleur de peau et il n'y a pas de langage autre que celui de l'art.
Le langage de l'art prédomine sur tous les autres langages parce que l'art est le seul élément de la vie sur terre qui va définir le futur de l'humanité.
Ce futur nous le construisons chaque jour en travaillant à notre propre survie quotidienne comme individu.
Les individus qui n'évoluent pas disparaissent. Les sociétés qui n'évoluent pas disparaissent. Les cultures qui n'évoluent pas disparaissent.
La culture Canadienne Française a évoluée et est devenue la culture Québécoise.
La culture Québécoise c'est une forme de pensée collective qui existe principalement ici sur le territoire du Québec mais qui aussi grâce aux individus qui performent en Québécois est exporté partout sur la terre dans tous les pays auquel nous avons accès. Chaque individu contenant en soi cette pensée Québécoise apporte avec lui partout où il va, cette forme de pensée.
La pensée Québécoise selon JAM ce définie ainsi: "Tout peut être élaboré par l'intelligence contenue dans une aspiration".
L'aspiration est un mouvement de l'âme vers un idéal. L'idéal à atteindre pour chaque être humain est de pouvoir communiquer humainement entre nous.
Tous les intérêts autres que celui-ci n'a aucune valeur.
Ta petite personne même gonflée à bloc par l'argent, par la terreur, par l'avidité individuelle et par le pouvoir, semble dérisoire à côté de cet idéal de l'âme.
Il n'y a donc aucune différence possible entre deux individus qui font partie d'une même entité qu'on nomme humanité lorsque notre âme commune est l'idéal.
L'art est le miroir de cette âme humaine.
Lorsqu'on se regarde dans l'art on reconnait notre âme commune dans la réflexion du miroir qui nous renvoi notre propre image.
JAM ne peut pas admettre qu'il existe encore des individus qui n'arrivent pas à se percevoir dans le miroir de l'art. L'intérêt qu'il met à montrer notre âme fait partie de sa démarche artistique.

Le projet artistique de don d'oeuvres pour la pauvreté est spécialement construit pour faire voir aux individus que parmi nous il y a toujours des individus qui meurt de faim, qui n'ont pas de résidence, qui quêtent, qui souffrent, qui se désintègrent dans l'ignorance, qui n'évoluent pas parce qu'ils n'ont aucun outils pour le faire.
Le projet consiste à prendre l'argent des riches en le redistribuer parmi la pauvreté.
Le riche qui investi en art sait que son argent permettra à l'art d'entrer dans le futur et permettra à l'humanité d'exister dans le futur. Les riches consacrent 1% de leurs revenus à l'art. Ce n'est pas ainsi que nous allons évoluer.
JAM considère que lorsque nous investirons 50% de nos revenus dans une forme artistique, nous allons permettre à la vie humaine d'exister dans le futur.
Le futur est la clé qui ouvre à la vie une possibilité d'évolution de la pensée humaine.
Lorsqu'on considère l'art comme une distraction, ou comme un ornement, on se détruit par l'intérieur. On se dissout dans la stupidité.

La nation Québécoise fut à l'origine une pensée de survie de la nation francophone. Cette survie s'établie dans la faculté de trouver des solutions de survivance. C'est cette idée de survie qui prédomine dans la vie. Toute autre forme de pensée n'est que du gras qui ne sert à rien. Le français est une forme de la pensée qui survit en Amérique. La survie matérielle ne doit pas avoir préséance sur la survie de l'âme.

En ce moment la survie matérielle des individus est attachée à la survie de la pensée capitaliste. Cette pensée a évoluée au cours des ans. Elle s'est déplacée et est maintenant la propriété des multinationales, des banques, des émirats, des investisseurs à la bourse, des manufacturiers de drogue pharmaceutique et des fonds de pension. Le tout installé sous forme d'immobilier fait de métal, de pierre et de vitre.
Rien de tout ça ne va survivre. Nous mettons notre survie dans des matériaux qui n'ont que quelques centenaires de survie.
Chaque génération invente une nouvelle manière de placer son capital. Actuellement on place l'argent dans la recherche spatiale, dans la recherche en laboratoire, dans la technologie, et dans la fabrication d'objets dérisoires qui n'ont pas plus de dix ans de vie réelle.
L'art offre un milliard de fois plus de survie qu'un toaster ou un écran de télévision ou encore une BMW.
Mais personne ne veut mettre son argent comme investissement en art. Ce sont les pauvres avec leurs taxes et leurs impôts qui défraient les besoins de l'art à travers les programmes gouvernementaux. Les riches se contentent d'investir dans les oeuvres qui ont fait leur preuve en étant vendu à maintes reprises.
Il faut évoluer en ce qui concerne l'art et l'importance de l'utiliser comme fondement de la pensée humaine au lieu de croire que l'argent nous permettra de survivre dans le temps.
L'art a servi tous les monarques de l'histoire comme image de marque. Les royaumes ont été détruits et ce qui en reste ce sont des oeuvres d'art qui représentent ces puissances matérielles.
Mais l'art ce n'est pas uniquement des oeuvres, des chansons, des écrits, ou des concepts. L'art c'est une façon de percevoir notre âme. C'est dans la tête que ça ce passe en ce qui concerne l'art. C'est dans ta pensée que l'art existe. Si tu refuses de le comprendre, adieu, tu ne m'intéresses pas.

Ce que ce projet de l'art pour la pauvreté a besoin actuellement ce sont des investissements majeurs de gens disposés à défendre l'art et ce que ce projet a besoin pour évoluer c'est l'argent de la richesse qui est actuellement entre les mains de quelques individus qui font la pluie et le beau temps dans l'humanité.

L'argent ne doit pas être perçu comme un mur entre les individus, mais comme une union entre les individus. Il n'y a rien à gagner à te définir par l'argent comme étant meilleur qu'un autre. Peu importe combien tu vaux en valeur monétaire, lorsque tu vas mourir ton argent ira dans les poches d'un autre et ainsi de suite jusqu'à la fin des temps. Tout l'or et les pierres précieuses de la terre ne suffiront pas pour que tu existes dans le futur. Pas même dans la pensée de ceux qui vont nous survivre et pas même dans la pensée de ceux qui vont leur survivre. Jamais l'argent n'ira ailleurs que de retourner à la source d'où elle vient c'est à dire sous forme de poussière.
Ce qui va survivre c'est la pensée humaine. La pensée humaine est le seul élément qui va exister dans le futur. Donc comme individu tu n'es rien de plus que de la poussière mélangée avec de l'eau qui s'agite en tout sens sans but réel. Ce qui t'anime vraiment c'est ton âme.
L'art c'est la réflexion de cette âme qui t'anime.

Le projet art pour la pauvreté contribue à ouvrir les esprits emmurés dans une peur de perdre leur pouvoir que l'argent leur apporte en les amenant à partager avec les plus démunis pour que ceux-ci puissent participer à l'élaboration du futur de la pensée humaine.
Cette initiative vient d'un principe financier établi au commencement du capitalisme version Américaine. Donner aux pauvres pour que ceux-ci participent à l'économie.
C'est cette version que JAM utilise mais non pas au niveau financier de la pensée capitaliste, mais plutôt dans une version améliorée plus culturelle plus évoluée. Donner la chance à chaque individu d'atteindre son plein potentiel intellectuel en partageant l'argent avec tous les individus.

Le projet tien compte aussi des besoins des riches.
 
Il est défini maintenant que les investissements en art sont payant au niveau des retombés économiques mais aussi au niveau des investissements dans la valeur des oeuvres. Le riche qui achète une oeuvre et que l'argent ainsi recueilli va directement dans les poches du pauvre participe à deux événements liés ensemble dans une symbiose harmonieuse.
Premièrement l'oeuvre qu'il achète doublera en valeur en dedans de dix ans si elle est revendue sur le marché de l'art à chaque deux ans.
Deuxièmement l'argent obtenu par la vente de l'oeuvre va intervenir dans la vie d'un pauvre.
Le riche contrôle l'argent peu importe de quelle provenance il vient. Le pauvre s'achètera un objet, une nourriture, un vêtement qui est produit par le riche. Il suivra un cours pour améliorer son sort dans la société et il deviendra un jour l'employé du riche qui lui versera un gros salaire pour ses connaissances.
Le pauvre un jour deviendra riche et le riche sera satisfait de cette performance de son protégé.
Tout revient toujours à la source dans la nature. L'humain fait partie des lois immuables de la nature. Il ne peut pas s'en éloigner en s'imaginant être au dessus de ces lois.
La nature produit et la nature reprend ce qu'elle a produit.
La pensée humaine est le seul élément qui n'est pas naturel. L'art défend ce privilège en montrant que cette pensée voyage dans le temps.
 
C'est cette pensée humaine que nous devons faire évoluer si nous voulons survivre.
Dans cette pensée il y a des millions d'éléments. L'un de ces éléments est la foi. Avec la foi on a construit des empires. Tous ces empires ont disparus les uns après les autres. À quoi cela a t'il servi de transporter toute cette poussière pour construire des empires? La foi doit servir un plus grand idéal que celui de construire un empire.
Il y actuellement une guerre qui survie aux temps immémoriaux de l'animal en nous et c'est celle du conflit entre les races. On ne peut pas y échapper.
Dans la culture de l'argent on dit que l'argent n'a pas de couleur. Cela signifie que peu importe ta race, ta langue, ta culture, ta foi, ta puissance, l'argent aura toujours préséance.
L'art est moralement, intellectuellement, et spirituellement au dessus de l'argent. On peut donc dire que l'art a préséance sur l'argent et qu'ainsi l'argent est le serviteur de l'art.
Si l'art est au service de la pensée humaine et que l'argent est au service de l'art, JAM affirme donc selon ce principe que l'art prescrit de mettre l'argent au service de l'humanité au lieu qu'il soit au service de l'individu.

Puisque la fondation du musée des Beaux-Arts de Montréal est au service du musée, le musée doit déterminer ce qui est bon au niveau artistique pour l'évolution artistique des résidents de Montréal et la fondation doit participer à ce besoin. L'argent investi dans le musée ne doit pas être uniquement pour la survie de la pensée anglophone même si l'argent est majoritairement anglophone. Les pauvres n'appartiennent pas à une culture spécifique autre que celle de la pauvreté et la pauvreté est engendrée par la richesse.
Le projet art pour la pauvreté désire modifier ce comportement de l'argent.

JAM